Mauts de tous les jours
 
Cervicalgies
 
 
Les cervicalgies ou mal de cou sont fréquentes à tout âge, mais leur cause varie en fonction du profil du patient. Chez les plus de 50 ans, il s'agit généralement d'arthrose tandis que les plus jeunes subissent plus souvent un torticolis.
 
Mécanisme d'apparition:
Le rachis cervical, composé de sept vertèbres, forme un pont osseux mobile entre la tête et le thorax. Les douleurs du cou peuvent prendre naissance au niveau des ligaments, des articulations, des muscles, des tendons, des os, ou encore des nerfs.
Elles sont généralement liées à de l'arthrose, à un torticolis, ou à un trouble de la posture de la colonne vertébrale.
Plus rarement, elles peuvent être causées par une infection, une inflammation, ou une tumeur.
 
Symptômes et évolution :
Le torticolis est un problème musculaire déclenché par des situations facilement identifiables comme un faux mouvement, une extension exagérée et prolongée du cou pendant un long moment (regarder les étoiles, peindre un plafond, assurer une personne en escalade). Une climatisation trop froide ou un courant d'air peuvent également provoquer un torticolis.
L'évolution dans ce cas est favorable sous traitement antidouleur en quelques jours.
Les traumatismes graves comprenant des fractures osseuses ou des luxations des articulations nécessitent un traitement chirurgical.
Enfin l'arthrose des cervicales est due au vieillissement du cartilage qui compose le disque intervertébral et les articulations entre les vertèbres cervicales. C'est une affection articulaire répandue.
 
Traitement:
Le port d'un collier cervical en mousse ou minerve peut soulager et éviter de faire des faux mouvements souvent douloureux
Dans la vie quotidienne, pour s'en protéger il est conseillé:
- De répartir les charges à porter entre les deux bras et d'éviter de soulever des objets trop lourds.
- D'avoir la meilleure position possible au travail, en voiture, ou chez soi en choisissant des assises ayant un appui-tête et d'éviter le maintien prolongé d'une position cervicale inconfortable.
- D'éviter de dormir à plat ventre.
Contracture
 
 
 
 Causée par l'activité anormale ou exagérée du muscle, cette douleur musculaire modérée peut être comparée à une courbature plus intense que d'habitude et localisée à un endroit précis.
 
Mécanisme d'apparition:
On distingue deux types de contracture:
- la contracture primitive qui correspond à un muscle anormalement contracté en période de repos.
- la contracture secondaire qui est la cause d'un problème musculaire comme une élongation, un claquage ou une déchirure, ou encore à l'irritation de l'articulation avoisinante.
N'entraînant pas de lésion, la contracture n'arrive pas pendant l'entraînement mais d'une heure après l'effort au lendemain.
 
Symptômes:
Cette douleur musculaire limite les mouvements régis par le muscle atteint.
Elle apparaît de manière progressive et souvent insidieuse. On remarque alors la présence d'une douleur sans savoir d'où elle provient ni depuis combien de temps elle est présente.
La douleur est également présente à la palpation du muscle. Elle peut parfois être visible, formant une bosse à la surface de la peau qui traduit le fait que le muscle est enflé. En touchant, on peut sentir une induration.
Bien qu'invalidante, la contracture n'étant pas le reflet d'une lésion, elle peut imposer un repos de quelques jours mais son évolution est simple.
 
Traitement et prévention:
Le traitement, local, associe massage et chaleur afin de détendre le muscle.
Un repos du muscle pendant quelques jours est également conseillé.
Si la contracture est secondaire à un autre problème musculaire, le traitement de la cause est nécessaire.
Quand la contracture est importante, la prise d'un traitement anti-inflammatoire sur avis médical peut être indiqué.
 
La contracture musculaire peut être évitée en adoptant quelques bons réflexes :
- Boire avant, durant, et après l'effort. La déshydratation et le manque de sels minéraux sont des facteurs favorisants de courbature.
- Reconnaître les signes de fatigue musculaire afin de savoir arrêter l'activité physique avant que les douleurs n'apparaissent.
- S'échauffer avant de pratiquer et s'étirer une fois l'effort terminé.
 
Aérophagie
 
 
Naturellement présents dans notre système digestif, les gaz peuvent parfois être perçus par un sujet comme étant en quantité anormale dans l'estomac. On parle alors d'aérophagie.
 
Mécanisme d'apparition:
L'aérophagie est due à la déglutition d'air dans le tube digestif.
À chaque fois que nous déglutissons, nous avalons 2 à 3 ml d'air. Ce phénomène se produit 1 000 à 2 000 fois par jour. Ainsi 2 à 4 litres d'air sont ingérés chaque jour.
Une partie de cet air est expulsée par la bouche à l'occasion d'éructations ou renvois (rots).
Mais la plus grande partie de l'air prendra le chemin du tube digestif. Une partie de celui-ci sera diffusée dans le sang et l'autre partie (200 à 500 ml) participera à la digestion de la flore microbienne intestinale ou sera expulsée par l'anus (par flatulences).
A cet air s'ajoutent les gaz provenant de la fermentation des aliments non absorbés par l'intestin grêle et arrivant dans le côlon pour être expulsés.
 
Facteurs déclenchants:
La présence d'air dans le tube digestif est sans gravité.
Un trop-plein d'air dans l'estomac est le plus souvent causé par un excès de déglutition. Il peut être dû à l'anxiété, à une salivation inappropriée (problème de dentier, chewing-gums), à un repas pris trop rapidement ou encore à une consommation excessive de boissons gazeuses.
 
Symptômes:
Le patient ressent un inconfort ou une somnolence après les repas, parfois de la tachycardie. Il peut être pris d'éructations.
 
Traitement:
Le traitement repose essentiellement sur des mesures diététiques.
Pour réduire la production de gaz, il convient d'éviter les boissons gazeuses et les aliments riches en fibres non digestibles: crudités, certains fruits frais ou secs (pruneau) et légumes (pruneau, courges, haricots secs...), ou encore le son de blé.
Des traitements médicamenteux à base de charbon ou d'argiles peuvent compléter ce régime, mais leur efficacité est limitée.
Dans tous les cas un médecin doit s'assurer que l'aérophagie n'est pas le signe d'une maladie plus grave : ulcère gastrique ou duodénal, gastrite, ou œsophagite ou affection de la vésicule biliaire ou du pancréas.
 
Angine
 
 
 Cette inflammation aigue des amygdales peut être consécutive à une infection virale ou bactérienne.
 
Mécanisme infectieux:
L'angine peut être causée par un micro-organisme extérieur. C'est le cas dans la majorité des angines virales. Dans d'autres cas, un hôte habituel déjà présent dans l'organisme, la bactérie streptocoque, devient responsable de la maladie pour diverses raisons: refroidissement, infection virale ... .
 
Les symptômes:
- Gène à la déglutition souvent accompagnée de douleurs à l'oreille.
- Rougeur de la gorge centrée sur les amygdales, gonflée et présentant des points blancs.
- Sensibilité des ganglions dans le cou plus ou moins volumineux et sensibles.
- Fièvre (39°-40°), frissons, courbatures.
- Voix enrouée.
 
Eventuelles complications:
Plutôt rares, elles peuvent prendre plusieurs formes :
- Le phlegmon de l'amygdale forme un bombement important à l'arrière de la langue. La déglutition est très douloureuse, accompagnée de fièvre et d'un mal d'oreille intense. Un ORL doit alors être rapidement consulté afin d'effectuer une ponction qui soulagera immédiatement le patient.
- Les complications générales sont exceptionnelles et surviennent au cours d'infections bactériennes à streptocoque non traitées par les antibiotiques. Elles surviennent habituellement plus de 10 jours après le début de l'angine et peuvent se traduire par des atteintes rénales (glomerule-néphrite) ou des rhumatismes associées à des manifestations cardiaques (rhumatisme articulaire aigu).
 
Le traitement:
Le traitement antibiotique ne doit pas être systématique. Dans 60 à 90 % des cas, les angines sont d'origine virale. Le traitement contre la douleur et la fièvre constitue dans la majorité des cas le seul traitement. Elles évoluent favorablement en 3 à 4 jours, les antibiotiques étant inutiles. Si l'angine est d'origine bactérienne, le traitement antibiotique est indispensable. Généralement indiqué pour 6 jours, il ne doit pas être interrompu en cours de traitement, même si les symptômes disparaissent. En cas de doute, il existe désormais un test salivaire simple permettant de faire la différence entre angine virale et bactérienne. Il peut être effectué par un pharmacien ou un médecin.
Angiome
 
 
Ces malformations des vaisseaux sanguins de la peau sont parfois à l'origine de complications sérieuses ou plus simplement jugées inesthétiques en fonction de leur localisation.
 
Mécanisme d'apparition:
Les angiomes apparaissent habituellement lors des premières semaines de la vie. Ces malformations vasculaires d'origine inconnue sont vraisemblablement prédéterminées au cours de la grossesse.
 
Une distinction existe entre les hémangiomes ou angiomes immatures encore appelé " fraises " en raison de leur aspect en relief; et les malformations vasculaires appelées angiomes matures ou "taches de vin".
 
Les hémangiomes, plus fréquents que les angiomes, apparaissent dans les premières semaines de vie et disparaissent d'eux-mêmes dans près de 75% des cas en quelques années.
L'évolution des angiomes matures est proportionnelle à la croissance de la peau. Leur couleur rouge foncée pâlit dans un premier temps puis s'accentue et leur épaisseur augmente autour de 40 ans. Ils ne régressent jamais.
 
Complications :
Certaines localisations sont à risque de complications spécifiques:
- L'angiome du nez est susceptible de provoquer une malformation des narines.
- Un angiome sur les lèvres gêne l'alimentation et modifie la formation des mâchoires.
- L'angiome des paupières entraîne une déformation du globe oculaire et peut engendrer une cécité.
- Les angiomes à proximité de l'anus sont source d'ulcérations et de surinfections.
- Les angiomes des doigts sont associés à des malformations osseuses.
 
Certaines formes exposent à des complications graves:
- Les angiomes du larynx peuvent induire une asphyxie.
- Les angiomes de grande taille et évoluant rapidement peuvent être à l'origine d'une insuffisance cardiaque.
 
Traitement:
L'évolution de l'hémangiome, qui se résorbe dans 75 % des cas sans aucune séquelle esthétique justifie l'absence de traitement sous stricte surveillance médicale. Un traitement n'est donc justifié que dans les formes à risque. Dans ce cas, l'utilisation de laser est préconisée et permet un résultat esthétique satisfaisant.
 
Dans le cas des angiomes en tâche de vin, le problème est essentiellement esthétique. Il peut être considérablement amélioré par les lasers.
Aphtes
 
 
Très fréquentes, ces petites lésions douloureuses se forment dans la muqueuse de la cavité buccale.
 
Localisation et fréquence:
Ils peuvent être localisé à l'intérieur des lèvres et des joues, sur la langue, le palais, ou encore au niveau des gencives ou dans la gorge.
 
Aspect:
Ces petites lésions blanches ou jaunes sont dites propres car elles ne sont pas le résultat d'une infection par des bactéries ou des champignons.
 
On distingue:
- L'aphte simple. C'est une ulcération isolée, ronde ou ovale, de 1 à 4 mm de diamètre, et superficielle. Le cœur de la lésion est jaunâtre cerclé d'un liseré rouge vif.
- Dans les cas de stomatite aphtoïde: la muqueuse buccale rougit et les aphtes sont nombreux.
- L'aphte géant mesure de 1 à 3 cm. Il n'est pas plus grave qu'un aphte banal mais plus douloureux et il peut être le symptôme d'autres maladies: la maladie de Behçet ou la périadénite de Sutton.
 
Facteurs déclenchant:
Les aphtes peuvent être la cause de nombreux facteurs :
- Le contact avec certains aliments (noix, gruyère, chou, épice, chocolat, crustacé) d'un dentifrice ou d'un médicament. - L'éruption des dents. - Le stress. - Le cycle menstruel.
Lorsqu'ils sont nombreux, le plus souvent sous la forme d'une stomatite aphtoïde, ils peuvent également être des symptômes d'une maladie générale:
- Tuberculose, mononucléose infectieuse.
- Certaines infections bactériennes à streptocoques.
- Carence en vitamine A ou en acide folique.
- Toxoplasmose.
Symptômes:
La douleur est localisée et n'est parfois ressentie que lorsque la personne touche l'ulcération. Une sensation de brûlure peut gêner la mastication et la parole.
 
Traitement:
Les aphtes guérissent généralement spontanément en une ou deux semaines. L'aphte simple peut être traité par des bains de bouche antiseptiques ou des pastilles à sucer anti-inflammatoires et anti-infectieuses, ou l'application de gels anesthésiques locaux avant chaque repas. Si un aphte géant persiste ou s'avère très douloureux, il est nécessaire de consulter un médecin pour rechercher l'origine de cette lésion.. Pour prévenir la survenue des aphtes, avoir une bonne hygiène dentaire et l'éliminer des aliments déclenchant peuvent s'avérer utile.
Apnées du sommeil
 
 
L'apnée du sommeil se traduit par une succession d'interruptions de la respiration pendant le sommeil et concerne 5 à 15 % de la population.
 
Mécanismes et symptômes:
L'apnée du sommeil est principalement liée à une obstruction du pharynx causée par à un relâchement excessif des muscles pharyngés durant le sommeil. Le passage de l'air se réduit jusqu'à l'obstruction totale et l'arrêt de la respiration. Ceci provoque un micro réveil et la respiration reprend. Le phénomène est la plupart du temps inconscient et les apnées du sommeil sont souvent suspectées par le conjoint. Le sommeil, agité, est moins réparateur ce qui engendre une détérioration de la qualité de vie : difficulté de concentration, irritabilité, fatigue chronique, baisse de la libido. Des modifications du rythme cardiaque et des poussées d'hypertension artérielle peuvent également survenir.
 
Les facteurs de risque:
- L'age au delà de 40 ans
- Le sexe : les femmes sont moins touchées que les hommes avant la ménopause.
- Le tabagisme.
- Le surpoids.
- Certaines anomalies, telles que de grosses amygdales, un voile du palais trop long ou une tumeur peuvent gêner les voies aériennes supérieures.
 
Prise en charge:
Le traitement repose sur des mesures d'hygiène de vie et si nécessaire sur des dispositifs facilitant la respiration nocturne. La perte de poids, l'arrêt du tabac, la pratique régulière d'une activité physique et le respect d'horaires de sommeil réguliers sont recommandés. Dans les cas plus graves, le médecin peut proposer au patient un dispositif médical à pression positive continue (PPC). Cet appareil portatif est composé d'un masque relié à un appareil produisant une poussée d'air constante qui facilite le passage de l'air dans le pharynx durant le sommeil. Il existe également des orthèses qui se fixent sur les dents et maintiennent la mâchoire inférieure en avant afin de mieux libérer le pharynx. Chez les enfants atteints d'apnées du sommeil, l'ablation des amygdales peut être proposée.
Mise en garde:
Les risques d'accidents de voiture augmentent en cas d'apnées du sommeil. La conduite n'est donc pas autorisée tant que les symptômes ne sont pas contrôlés.
Appendicite
 
  
Organe de quelques centimètres situé dans la partie terminale du gros intestin, l'appendice iléo-cæcal peut s'enflammer rapidement et s'infecter jusqu'à créer un abcès. Chaque année en France, près de 100 000 personnes doivent subir une opération chirurgicale à la suite d'une crise d'appendicite.
 
Mécanisme:
Situé à la jonction entre l'intestin grêle et le gros intestin ou colon, l'appendice n'a pas réellement de fonction propre. Bien qu'elle fabrique des immunoglobulines, des protéines impliquées dans le système immunitaire, son ablation n'a pas de conséquence négative sur la santé.
La position de l'appendice peut varier d'un individu à l'autre. Le plus souvent elle se situe en bas et à droite du colon (position iliaque droite), mais elle peut très bien siéger en haut et en arrière (position rétro caecale), ou encore remonter sous le foie ...Ces variations peuvent parfois compliquer le diagnostic.
 
Symptômes:
L'appendicite peut parfois être asymptomatique, mais se traduit généralement par une douleur abdominale culminant dans la partie inférieure droite de l'abdomen ou fosse iliaque droite. Cette douleur peut évoluer de façon continue ou par poussées.
Elle s'accompagne d'une fièvre modérée et parfois de signes digestifs : nausées, perte d'appétit, vomissements, constipation.
Lorsque l'appendicite n'est pas traitée, sa principale complication est la perforation de l'appendicite qui entraîne une infection du péritoine, l'enveloppe qui englobe l'ensemble des organes de la cavité abdominale. Cette infection très grave peut être mortelle lorsqu'elle n'est pas prise rapidement en charge.
 
Traitement:
Le traitement est chirurgical et consiste en l'ablation de l'appendicite sous anesthésie générale.
La durée d'hospitalisation est de 2 à 4 jours. Suite à l'intervention, le patient peut généralement se lever le soir même et recommencer à s'alimenter dès le lendemain.
Bien que l'absence d'appendice n'ait aucune conséquence, l'ablation de cette dernière à titre préventif est déconseillée.
 
Asthme de l'enfant
 
 
Un enfant est déclaré asthmatique s'il a présenté au moins trois épisodes de difficultés respiratoires depuis sa naissance. L'asthme touche de 7 à 15% des enfants.
 
Mécanisme:
Le calibre des bronches est diminué, du fait de leur inflammation, d'une hyperréactivité des bronches et d'une présence de mucus plus importante. L'aire passe alors plus difficilement, entraînant des difficultés à respirer.
 
Symptômes:
La crise est précédée de signes précurseurs: rhinite, toux sèche, agitation ou douleurs abdominales. Il ne faut pas les sous-estimer car une prise en charge précoce peut éviter la survenue de la crise d'asthme. La crise commence par des quintes de toux sèche et des sifflements au niveau des poumons. Le patient se sent oppressé et éprouve des difficultés à respirer. Puis des crachats de mucosités vont majorer l'obstruction bronchique et accentuer la sensation d'étouffement. Un passage à la chronicité est possible.
 
Facteurs déclenchant:
L'asthme infantile touche davantage les enfants appartenant à des familles d'asthmatiques ou ayant des antécédents d'allergie. Les facteurs favorisants sont nombreux :
- Les allergènes présents dans l'air sont les plus fréquents : pollens, acariens, poussière, poils d'animaux, moisissures ...
- D'autres allergènes sont issus d'aliments ou de médicaments.
- Le reflux gastro-œsophagien favorise également l'asthme chez l'enfant et doit être traité.
- La pollution est également incriminée en raison de son effet irritant et toxique.
- Enfin l'effort physique peut aggraver l'asthme infantile.
 
Traitement:
Le traitement de crise repose sur des broncho-dilatateurs qui vont dilater les bronches en quelques minutes, l'enfant ressentant une amélioration rapide. La crise d'asthme est une urgence. Si le traitement est inefficace, un avis médical urgent est recommandé. Le traitement de fond est nécessaire si les crises sont fréquentes ou graves. Il nécessite plusieurs jours à plusieurs semaines pour entraîner une amélioration et doit être poursuivi même si les crises disparaissent. Les mesures visant à contrôler l'environnement, c'est à dire l'éviction des allergènes, sont primordiales. Une meilleure hygiène de vie ne guérit pas de l'asthme, mais permet d'en limiter les crises et la gravité..
Abcès dentaire
 
 
Cette infection bactérienne touchant la dent et sa périphérie survient parfois de manière indolore, mais elle doit conduire à des soins dentaires sous peine de causer diverses complications.
 
Mécanisme:
Les dents se composent d'ivoire aussi appelé dentine, recouvert d'une substance dure et blanche : l'émail. En son cœur se trouve une cavité remplie de pulpe.
Les dents sont implantées dans les maxillaires. Ces deux arcs osseux constituent la mâchoire.
L'abcès dentaire correspond à l'atteinte bactérienne de la pulpe de la dent qui se nécrose. Sans l'intervention de soins dentaires, l'infection progresse vers les tissus qui environnent la dent (ligament, os, gencive).
 
Causes:
L'abcès dentaire peut survenir lorsqu'une dent est fracturée ou à la suite de l'évolution d'une carie non traitée. Elle peut également être la conséquence d'une parodontite (maladie des gencives).
 
Symptômes:
La couronne dentaire (la partie de la dent qui dépasse hors de la gencive) peut être grisâtre, et bouger légèrement.
La douleur peut être intense au niveau de la dent, mais aussi intermittente. Elle peut par exemple n'être présente que lors de la mastication ou lorsque le dentiste percute la dent, ou encore n'intervenir que plusieurs semaines après le début de l'atteinte.
La gencive est rouge et enflée. De la zone de la dent infectée finit par s'écouler une quantité importante de pus entraînant l'arrêt de la douleur. Des maux de tête, de la fièvre et de la fatigue peuvent accompagner l'infection.
 
Traitement:
Le traitement est le plus souvent conservateur : le dentiste extrait la pulpe nécrosée, désinfecte et obture la gaine et parfois il effectue un curetage apical.
Non traité l'abcès peut évoluer vers un kyste apical susceptible de déformer la mâchoire.
Le dentiste doit alors enlever la poche kystique et, lorsque la dent est trop abîmée, extraire la dent qui ne peut être conservée.
 
Allergie aux protéines du lait
 
 
L'allergie aux protéines du lait de vache (APLV) est l'allergie alimentaire la plus fréquente chez le nourrisson et la quatrième chez l'enfant derrière l'œuf, l'arachide et le poisson.
 
Mécanisme et symptômes:
L'allergie peut survenir immédiatement après l'ingestion de lait ou plus tardivement, de quelques jours à plusieurs semaines après l'introduction du lait de vache dans son alimentation.
Les réactions immédiates sont l'urticaire et des symptômes digestifs (vomissements, douleurs abdominales, diarrhée). De façon exceptionnelle, un choc anaphylactique peut survenir. Il s'agit d'une urgence vitale qui nécessite l'appel immédiat d'un centre 15.
Les réactions retardées entraînent des symptômes moins aigus, comme de eczéma persistant ou des troubles digestifs avec parfois une perte de poids.
Dans de rares cas, l'APLV peut survenir chez des enfants allaités exclusivement au sein, car les protéines du lait de vache consommées par la mère passent dans le lait maternel.
Le risque de développer une APLV est augmenté par un terrain allergique familial.
 
Traitement et recommandations:
Le traitement repose sur l'éviction de tous les aliments lactés de l'alimentation : le lait, yaourts, fromages, beurre, crème fraîche. Il faut donc être attentif aux étiquettes.
Lorsqu'un nourrisson allaité de façon exclusive est allergique, la mère doit suivre ce régime d'éviction.
Si les manifestations apparaissent avant la diversification alimentaire, l'idéal est de reprendre l'allaitement au sein. Quand l'enfant n'est pas nourri au lait maternel, le médecin prescrit une préparation infantile spécifique composée d'hydrolysat de protéines du lait de vache ou d'acides aminés.
Les laits d'autres mammifères (chèvre, jument...) sont déconseillés car ils peuvent présenter des allergies croisées avec le lait de vache. Quant aux "laits" végétaux (riz, avoine...) ce sont en vérité des "jus" inadaptés à l'alimentation des nourrissons qu'ils soient allergiques ou non.
Evolution :
La maladie guérit dans près de 90% des cas et la plupart des enfants tolèrent le lait de vache avant l'âge de trois ans.
 
Allergie à l'aspirine
 
 
Les réactions allergiques à l'aspirine ou acide acétylsalicylique sont relativement fréquentes et toucheraient notamment près de 10% des personnes asthmatiques.
 
Mécanismes:
L'aspirine relève de la catégorie des allergènes médicamenteux. Une fois dans l'organisme, les médicaments se délitent en molécules appelées métabolites, dont certaines sont susceptibles de déclencher une réaction de type allergique. Dans la grande majorité des cas, la réaction survient dans les 4 heures suivant la prise d'aspirine et touche le nez, les poumons, la peau, et plus rarement les yeux.
 
Symptômes:
On distingue différents symptômes qui peuvent ou non être concomitants:
- Symptômes cutanés: urticaire
- Symptômes respiratoires: rhinite parfois associée à une conjonctivite allergique, asthme
- Symptômes cardiovasculaires : pouls faible, vertiges...
Dans les cas les plus graves, l'allergie peut provoquer un œdème de Quincke. Ce gonflement rapide de la peau et des muqueuses peut toucher le pharynx et le larynx et bloquer les voies respiratoires. L'allergie peut également provoquer un choc anaphylactique. Cette chute brutale de tension peut entraîner une perte de conscience, un trouble du rythme cardiaque, et même un arrêt cardiaque. En cas de réaction anaphylactique, d'œdème de Quincke, ou d'autres symptômes prononcés, il convient d'appeler immédiatement le centre 15.
Populations à risque:
Les allergies à l'aspirine avec des symptômes respiratoires sont le plus souvent rencontrées chez les sujets asthmatiques et dans une moindre mesure chez les sujets atopiques (à la peau très sensible). Les allergies avec des symptômes cutanés apparaissent fréquemment chez les patients souffrant d'urticaire idiopathique chronique. L'allergie à l'aspirine est fréquemment associée à une intolérance à d'autres AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens).
En cas de suspicion d'une allergie à l'aspirine, il est nécessaire de consulter son médecin traitant.
 
Allergie médicamenteuse
 
 
Environ 2 à 3 % des administrations de médicaments entraînent des réactions allergiques.
Tous les médicaments peuvent donner des allergies, mais les antibiotiques représentent à eux seuls la moitié des ces réactions. De nombreuses crèmes, pommades, ainsi que des antiseptiques locaux, ou encore des dispositifs médicaux (sparadrap, colle chirurgicale) peuvent également être allergisants.
 
Mécanismes et symptômes:
Le médicament peut être allergisant du fait de son principe actif, des protéines qui sont combinées avec cette molécule, ou encore de la présence de certains additifs.
Les symptômes seront variables en fonction des mécanismes immunitaires, qui peuvent être immédiats ou retardés.
Les réactions immunologiques immédiates sont les plus fréquentes. Le premier contact avec le médicament induit la production d'anticorps spécifiques au médicament. Cette phase va passer inaperçue, mais le système immunitaire conserve en mémoire cette première rencontre.
Lors d'une nouvelle prise du même médicament, l'organisme va libérer des substances chimiques comme l'histamine qui va être responsable des manifestations cliniques.
Ce phénomène se manifeste par des réactions cutanées comme des démangeaisons, de l'urticaire, ou plus rarement de symptômes beaucoup plus graves tels qu'un œdème de Quincke ou un choc anaphylactique.
La réaction retardée entraîne une prolifération anormale de cellules de l'immunité appelées lymphocytes lors du premier contact avec le médicament. Lors d'un nouveau contact, les lymphocytes vont venir au niveau de la peau pour détruire l'agresseur, provoquant des lésions d'eczéma.
 
Traitement:
L'éviction du médicament responsable de l'allergie est impérative.
Si la réaction allergique provoque un choc anaphylactique ou un œdème de Quincke, l'appel immédiat des secours est nécessaire afin que le patient reçoive une injection d'adrénaline.
Les autres symptômes, généraux et cutanés pourront être améliorés par la prise d'antihistaminiques et de corticoïdes.
 
Allergies aux guêpes et abeilles
 
 
Ensemble des accidents allergiques survenant après la piqûre d'un insectes appartenant à la famille des hyménoptères.Les principales menaces en France métropolitaine sont les vespidés (guêpes et frelons) et les apidés (abeilles et bourdon). 1% de la population serait allergique au venin d'hyménoptères.
 
Mécanismes:
Les accidents allergiques sont liés à une hypersensibilité déclenchées par une première piqûres d'hyménoptère qui entraîne la production d'anticorps nommés immunoglobulines spécifiques de type E.
Lors d'une seconde piqûre, le venin qui joue le rôle d'allergène va réagir avec ces anticorps, provoquant la libération de médiateurs chimiques, les histamines, responsables des nombreuses manifestations cliniques.
 
Les symptômes:
Les accidents allergiques immédiats interviennent dans les 30 minutes et sont d'intensité variée allant de la réaction locale " étendue " au choc anaphylactique. Une urticaire généralisé, un œdème de la face, des difficultés respiratoires, un malaise, ou un choc anaphylactique (chute brutale de tension pouvant aller jusqu'à l'arrêt cardiaque) sont le signe d'une allergie grave. Ces urgences vitales nécessitent l'appel immédiat des secours. Des réactions dite retardées ou semi-retardées peuvent apparaître dans les deux semaines qui suivent la piqûre : urticaire, douleurs articulaires, ou symptômes neurologiques.
 
Diagnostic:
Il repose sur des tests cutanés aux différents venins réalisés en principe 4 à 6 semaines après l'accident. Lorsque les tests s'avèrent positifs, ils sont suivis d'un dosage des anticorps allergiques dans le sang. L'allergie est spécifique d'un venin et le patient allergique au venin de guêpe ne sera en générale pas allergique au venin d'abeille. Il peut cependant exister des allergies croisées entre deux venins.
 
Traitement:
En cas de réaction locale une pommade à base de corticoïdes peut être appliqué, accompagnée si la lésion est prurigineuse d'antihistaminiques oraux. Le traitement du choc anaphylactique est une urgence absolue qui impose l'injection immédiate d'adrénaline et l'appel du SAMU. Le patient qui se sait allergique doit donc toujours avoir sur lui un stylo d'adrénaline autopiqueur type Anapen. Dans de rares cas de conjonctivite virale, une atteinte de la cornée peut engendrer des cicatrices qui, mal placées, peuvent altérer la vision.
Brûlure d'estomac
 
 
Cette sensation douloureuse au niveau de la partie supérieure gauche de l'abdomen est le signe d'une inflammation de la muqueuse de l'estomac.
 
Origine et mécanisme d'apparition:
Les brûlures gastriques touchent davantage les personnes de plus de 60 ans, les femmes et les personnes menant une vie stressante.
L'inflammation peut être diffuse dans le cas d'une gastrite ou plus localisée et importante en cas d'ulcère. Gastrites et ulcères apparaissent quand la muqueuse de l'estomac est agressée et enflammée soit parce que les sécrétions sont trop acides, soit parce que la muqueuse est trop fragile. Les facteurs déclenchants de ce déséquilibre sont variés : aliments irritants (épices, poivres, café...), médicaments (aspirine, AINS, chlorure de potassium), stress, alcool, tabac... L'infection par une bactérie, l'Helicobacter pylori est également la cause de brûlures d'estomac.
 
Symptômes:
La gastrite est une inflammation " superficielle " de la muqueuse de l'estomac. Elle peut provoquer des douleurs, mais il arrive aussi qu'elle se déclare silencieusement, entraînant une atrophie, c'est-à-dire une destruction des cellules de la muqueuse digestive.
En cas d'ulcère, l'inflammation est davantage localisée et "ronge" la muqueuse, créant un creux ou même un trou. Elle peut se situer au niveau de l'estomac ou juste en dessous, au niveau du duodénum.
 
Traitement:
Le traitement a pour but de soulager la douleur et d'éviter les récidives.
 
Avant tout traitement médicamenteux, il est indispensable de supprimer tous les facteurs favorisant les brûlures et limitant la cicatrisation de la muqueuse. Il faut donc arrêter la consommation de tabac, d'alcool, de café, ainsi que l'utilisation des médicaments irritant pour l'estomac.
 
Le traitement médicamenteux repose sur:
o Des pansements gastriques qui recouvrent les parois de l'estomac afin de les protéger contre l'acidité.
o Des anti-acides qui luttent contre l'acidité excessive de l'estomac.
o Des antibiotiques en cas de présence de la bactérie HelicobacterPylori.
 
Cataracte
 
 
La cataracte est une maladie de l'œil liée à l'opacification du cristallin, la lentille naturelle de l'œil par laquelle la lumière pénètre jusqu'à la rétine et permet de focaliser l'image sur son centre.
 
Mécanisme d'apparition et symptômes:
Situé derrière l'iris, le cristallin permet à l'œil de faire la mise au point sur les objets. Avec l'âge, il perd de sa transparence. L'opacification du cristallin entraîne une modification progressive de la vision qui se manifeste par un voile devant les yeux, des éblouissements à la lumière, une perception plus terne des couleurs.
 
Les facteurs de risques:
L'âge en est la principale cause. Sa prévalence, de 10% avant 65 ans, grimpe à plus de 60 % au-delà de 85 ans. aucune prévention n'est possible, bien que certains facteurs de risque soient connus :
- Hérédité
- Forte myopie
- Diabète
- Certains médicaments tels que les corticoïdes
- Tabagisme et alcool
- Exposition solaire sans protection
 
Traitements:
La chirurgie est actuellement le seul traitement de la cataracte. La technique consiste à retirer le cristallin abîmé pour le remplacer par un implant. L'intervention réalisée sous anesthésie locale dure une dizaine de minutes et se déroule en ambulatoire. Après avoir pratiqué une incision d'environ deux millimètres dans l'enveloppe qui contient le cristallin, celui-ci est pulvérisé puis aspiré pour être remplacé par un cristallin artificiel. Lorsque la cataracte touche les deux yeux, le délai entre les deux interventions est en général de 15 jours à 1 mois.
 
Suites opératoires:
Dans plus de 90% des cas, l'acuité visuelle est améliorée en quelques jours. Les implants étant adaptés aux troubles visuels, beaucoup de personnes opérées n'ont plus besoin de porter des lunettes après l'intervention. La chirurgie de la cataracte est habituellement simple et sans complications. Toutefois certaines pathologies préexistantes (diabète, dégénérescence maculaire, très forte myopie) peuvent minorer la réussite de l'opération et nécessitent un suivi post-opératoire très attentif. Enfin, dans 30% des cas, les patients sont susceptibles de développer à nouveau une opacité appelée cataracte secondaire.
 
Claquage
 
 
Souvent causé par le surmenage d'un muscle, le claquage correspond à la rupture d'un nombre restreint de fibres musculaires.
 
Mécanisme d'apparition:
Chaque muscle se compose de fibres musculaires. Le claquage qui se traduit par la rupture d'un nombre limité de ces fibres survient habituellement à la suite d'un effort d'intensité supérieure aux capacités du muscle. Un hématome se forme, provoqué par le saignement au niveau des fibres rompues.
 
Si le claquage peut concerner n'importe quel muscle, il touche plus fréquemment les muscles des membres inférieurs. Il concerne en particulier les ischio-jambiers, c'est-à-dire les muscles de la cuisse qui permettent la flexion de la jambe, le quadriceps crural qui est leur antagoniste, et enfin les muscles jumeaux situés à l'arrière du mollet.
 
Symptômes:
Le claquage survient de façon brutale, toujours en plein effort, et la douleur qu'il provoque est intense.
La douleur est d'abord localisée au niveau de la rupture des fibres, puis s'étend à l'ensemble du muscle. Elle augmente au toucher.
Le muscle prend un aspect déformé et on peut sentir comme un trou, donnant la sensation qu'il manque un morceau du muscle. Le muscle peut augmenter de volume si les fibres rompues sont proches de la surface de la peau. L'hématome est alors visible. Dans les autres cas, il peut être mis en évidence par une échographie du muscle.
 
Prévention:
Le claquage peut être la conséquence d'une élongation si le muscle n'a pas été mis au repos. Il est donc essentiel d'arrêter tout effort physique quand une gêne musculaire même minime apparaît.
 
Traitement:
Il a pour but de faire cesser le saignement dans le muscle et de favoriser sa cicatrisation.
Il est conseillé de poser du froid sur le muscle pour soulager la douleur et réduire l'inflammation. On peut également comprimer le muscle avec un bandage dans les premières minutes pour limiter le saignement.
Des médicaments antalgiques et anti-inflammatoires peuvent également être indiqués.
Le massage et la chaleur sont en revanche contre-indiqués.
 
La mise au repos doit être complète le premier jour, puis partielle mais sans activité physique pendant au moins 8 jours jusqu'à 6 semaines environ selon l'évolution.
Cors aux pieds
 
 
Un cor correspond à l'épaississement de la peau au niveau du pied. Bien que bénin il peut provoquer une gêne à la marche et devenir douloureux.
 
Mécanismes et symptômes:
L'épaississement cutané apparaît en réponse à des frottements ou microtraumatismes répétés afin de protéger les parties profondes. Ces causes peuvent êtres diverses : port de chaussures inadaptées, malformation du pied, ou encore problème d'aplomb. L'excroissance de peau, dure ou molle selon les cas, peut se situer sur le dessus des orteils, au niveau de la plante des pieds, ou encore entre deux orteils, ce que l'on nomme communément l'" œil de perdrix ". Cette lésion ne doit pas être négligée, en particulier chez les personnes âgées, diabétiques, ou atteintes de problèmes vasculaires. La consultation d'un spécialiste du pied, pédicure ou podologue, ou de son médecin traitant est recommandé. Lorsqu'il n'est pas traité, un cor peut parfois se compliquer et prendre la forme d'une plaie cutanée qui peut être le siège d'une infection.
 
Quel traitement?
Celui-ci se divise en deux stades : le traitement préventif et le traitement curatif. La prévention cherche à limiter les facteurs favorisants. Elle consiste à bien choisir ses chaussures afin de limiter les frottements. Celles-ci doivent être souples, ni trop étroites ni trop larges. Les talons hauts doivent être évités, de même que les semelles trop fines et les coutures mal placées. Les personnes ayant des malformations des pieds peuvent se faire fabriquer des semelles orthopédiques par un orthopédiste. Il est également recommandé d'hydrater régulièrement la peau des pieds afin de la rendre moins réactive aux agressions. Le traitement curatif repose sur l'application d'une crème à base d'acide salicylique suivi de la réalisation secondaire d'un ponçage du cor à l'aide d'une pierre ponce ou d'une râpe. Les cors les plus développées peuvent nécessiter une petite intervention chirurgicale, sous anesthésie locale.
 
Mise en garde:
Il ne faut jamais tenter de retirer soi-même un cor à l'aide d'un outil tranchant. Cela risquerait de provoquer une infection et une récidive.
 Coup de chaleur
 
 
Le coups de chaleur d'exercice ou hyperthermie maligne correspondent à une intoxication de l'organisme par la chaleur qu'il produit mais ne peut éliminer suite à un travail musculaire intense.Il survient le plus souvent chez l'adulte jeune, sans antécédents particuliers, au cours d'un effort physique intense et prolongé. La récidive est possible, c'est pourquoi certains sujets seront considérés comme à risque. Le coup de chaleur touche plus souvent le sportif occasionnel que le sportif de haut niveau.
 
Symptômes:
Dans plus de 20 % des cas des anomalies du comportement précède le coup de chaleur. Le sujet trébuche, sa démarche devient ébrieuse et il est irritable.
Il peut s'ensuivre une agitation anormale du sujet, une perte de connaissance ou une crise d'épilepsie.
La température de la victime est d'environ de 40,5 °C.
Plus celle-ci reste élevée longtemps, plus les séquelles seront importantes.
 
Complications:
Plusieurs complications sévères sont possibles.
Lorsque le coma et l'hyperthermie sont durables, les séquelles peuvent êtres neurologiques, musculaires et psychiques.
Lorsque la personne sombre dans le coma pour une durée limitée, l'hyperthermie régresse en moins de 12 heures et en général ne laisse pas de séquelles.
Dans les formes foudroyantes, la défaillance de plusieurs organes (cœur, foie, reins) et des troubles de la coagulation entraîne une évolution très négative.
 
La mortalité du coup de chaleur varie de 10 à 70 % avec une moyenne de 25 %. Les différences constatées dépendent de la rapidité de la prise en charge.
 
Traitement:
Il doit être le plus précoce possible. Après avoir appelé les secours, un certain nombre de gestes permettant d'en limiter la gravité.
Afin de refroidir le corps de la personne, il est indiqué de la déshabiller, de la placer dans un endroit frais et bien ventilé, de l'asperger d'eau et de le recouvrir de linges mouillés.
On peut également frictionner vigoureusement les bras, les jambes et les pieds de la victime afin d'obtenir une vasodilatation des vaisseaux de la peau, ce qui permettra d'évacuer la chaleur.
Il est également possible d'appliquer des glaçons enveloppés d'un linge au niveau du creux de l'aine.
Si la victime est consciente, on peut la réhydrater à l'aide d'eau sucrée.
 
Coupures et plaies
 
 
Cette déchirure des couches profondes ou superficielles de la peau peut être provoquée par un accident ou une intervention chirurgicale. Le principal danger présenté par toutes les plaies est l'infection.
 
Mécanisme d'apparition:
CUne plaie est une rupture de la barrière cutanée. Sa taille comme sa profondeur peuvent être variées. Celle-ci est ainsi qualifiée de simple lorsqu'il s'agit d'une éraflure ou d'une petite plaie superficielle nécessitant une simple désinfection. Les plaies plus graves sont caractérisées par:
 Sa localisation: à la face (visage ou cou) au thorax, à l'abdomen, ou près d'un orifice naturel (nez, bouche, oreille, sexe, anus).
Sa cause: plaie par projectile ou morsure.
Son aspect : bordure déchiquetée, plaie étendue ou multiple, hémorragie.
L'intensité du saignement n'est cependant pas toujours proportionnelle à la gravité de la plaie. En effet, les plaies superficielles touchant certaines zones, comme le crâne ou les mains contiennent beaucoup de vaisseaux et saignent abondamment sans que cela soit un signe de gravité.
 
Traitement:
Toute plaie survenue dans un contexte d'accident doit être examinée avec attention et être désinfectée. Des corps étrangers peuvent en effet s'y incruster (terre, éclat de verre ou de métal). Des bactéries peuvent également y pénétrer au moment de l'accident accident.
 
Une vérification de la validité de la vaccination anti-tétanique s'impose également devant toute plaie qui contient de la terre ou causée par un objet sale ou rouillé. Celle-ci peut en effet introduir dans l'organisme le bacille du tétanos, une infection mortelle.
 
Face à une plaie minime, la prise en charge consiste à la nettoyer à l'aide d'un antiseptique et d'une compresse stérile. La plaie pourra ensuite être recouverte par un pansement adapté pour faciliter sa cicatrisation.
 
Lorsqu'une plaie minime mesure plus de 3 cm, il est conseillé de consulter rapidement un médecin qui afin de pratiquer si nécessaire une suture.
 
Enfin si une artère, un nerf, ou un viscère est atteint, la plaie doit être prise en charge en urgence.
 
Crise de foie
 
 
Ce motif fréquent de consultation n'est pas une pathologie à proprement parlé mais tient à la fois de l'indigestion et de la migraine et survient généralement suite à un repas trop copieux ou arrosé.
 
Définition:
La crise foie n'est pas une atteinte hépatique, mais regroupe deux types d'atteinte différentes :
- L'indigestion : une sensation de malaise général accompagnée de signes digestifs qui résultent d'un repas trop copieux et trop arrosé.
- La céphalée. L'origine supposée de ces maux de tête est vasomotrice, c'est-à-dire contrôlée par les artères.
 
Il convient de distinguer la crise de foie de :
- l'intoxication alimentaire qui est due à une infection bactérienne, virale, ou parasitaire.
- des calculs vésiculaires qui s'échappent de la vésicule par le cholédoque.
 
Symptômes:
Ces manifestations sont reconnaissables par leur contexte d'apparition, notamment à la suite d'un repas trop copieux, trop gras, ou trop alcoolisé. L'association d'un mélanges d'alcool et d'un manque d'apport en eau accentue les risques.
 
La plainte concerne en premier lieu le mal de tête qui peut être global ou ne toucher qu'une partie du crâne. La douleur est souvent pulsatile, calée sur les battements cardiaques.Ces maux de tête peuvent s'accompagner d'une photophobie qui se traduit par la recherche de l'obscurité.
Des signes digestifs co-existent généralement. Il s'agit de vomissements alimentaires puis bilieux qui entrecoupent une nausée quasiment permanente. Ils accentuent la céphalée au moment où ils surviennent.
La bouche est pâteuse avec une langue qui semble augmenter de volume et une sensation de soif.
La douleur ressentie dans la région du foie n'est pas due au foie mais à la vésicule biliaire qui, en raison de la surcharge alimentaire, se dilate de façon brutale pour fournir à l'intestin les sels biliaires nécessaires à la digestion.
 
Traitement:
La prise en charge repose sur la diète, le temps que les symptômes disparaissent. Il est conseillé de boire de l'eau afin de soigner la déshydratation.
Des médicaments permettent d'intervenir sur la sécrétion biliaire et de " favoriser la digestion ".
La prise en charge de la céphalée repose sur un traitement antalgique classique associé si nécessaire à un traitement spécifique pour la migraine.
Cystite
 
 
La cystite est une inflammation aiguë ou chronique de la vessie, en relation avec une infection bactérienne des urines.
 
Mécanisme:
Les femmes sont plus souvent concernées que les hommes par cette pathologie. En effet, l'urètre, canal qui permet l'écoulement de l'urine vers l'extérieur, est de taille réduite chez la femme. Il abouche près de l'anus et du vagin où demeure, même en l'absence d'infection, un nombre important de bactéries. Lorsque celles-ci remontent vers l'urètre, elles se multiplient dans l'urine et adhérent aux parois de la vessie, entraînant une inflammation locale des parois de la vessie.
 
Symptômes:
Les symptômes surviennent brutalement.
Ils associent une envie d'uriner fréquente (pollakiurie), s'accompagnant le plus souvent de l'émission d'une faible quantité d'urines, à des brûlures mictionnelles, voire à des douleurs de la vessie. Ainsi que la sensation d'un besoin d'uriner qui persiste même si la vessie est vide. Parfois, ces signes sont précédés de picotements au moment d'uriner, d'une irritation vaginale ou de démangeaisons vulvo-vaginales.
Un saignement peut être observé en fin de miction, témoignant simplement de l'inflammation vésicale.
 
Examens et traitement:
Un test-minute interprété par un médecin permettra de confirmer le diagnostic de cystite.
Un examen cytobactériologique des urines (ECBU), dont le résultat est obtenu en 48 heures, permettra dans un second temps d'identifier la bactérie incriminée afin de déterminer par quel antibiotique l'infection pourra être traitée.
Les cystites microbiennes ont la particularité de récidiver assez fréquemment. Elles doivent être traitées pour limiter le risque de passage de l'infection vers le rein par les voies urinaires (uretère) ou par le sang. Ce phénomène appelé pyélonephrite est la principale complication de la cystite. La prévention des récidives est, en priorité, fondée sur des conseils d'hygiène (lavage avec un savon doux, miction après les rapports sexuels) et de diététique : éviter la constipation et boire en abondance (1,5 l par jour).